Skip to main content

Web-Journaliste Sinatou Saka partage ses rêves pour l'Afrique

La jeune Web-journaliste Sinatou Saka et contributrice du blog WOMEN & AFRICA partage avec nous son parcous professionnel et ses projets. Cette jeune béninoise est aussi une activiste panafricaine avec plein de rêves pour son pays et son continent.

Sinatou Saka est une web-journaliste béninoise (Photo: Saka)


Sinatou, malgré tes activites professionnelles, tu es une étudiante en formation continue. Peux-tu nous dire plus sur tes études actuelles?
Actuellement, je fais un Master Recherche et Etudes en Information et Communication a l'Institut de Communication et des Medias de l'université Stendhal de Grenoble. Cette formation me permettra d'acquérir des connaissances profondes dans le domaine de la communication et de travailler sur les innovations et transformations que peuvent subir le domaine de l'information aujourd'hui. Le but étant de développer de nouvelles méthodes, d'être à la base pour améliorer la facon dont les personnes communiquent ou traitent l'information aujourd'hui.


Quels sont tes objectifs académiques?
Mes objectifs sont multiples. Ils ont trait d'une façon globale à l'amelioration des procédes de travail de la presse africaine. D'un point de vue personel, je souhaiterais devenir journaliste, actrice active d'un developpement durable des nouvelles technologies en Afrique, notamment dans le domaine de la communication. Je souhaite occuper des postes au niveau international qui me permettront de prendre des décisions pouvant réellement impacter cet aspect du continent.

En 2012,  tu as obtenu ta licence en Droit et Marketing d'Irgrib-Africa. Est-ce que la majorité des jeunes femmes béninoises ont la possibilité de poursuivre des études universitaires comme toi?
Non, naturellement! L'enseignement supérieur reste un luxe pour beaucoup de filles et de jeunes femmes dans mon pays. Déjà, la principale cause est la disponibilité des moyens financiers mais aussi l'environnement dans lequel elles grandissent. J'ai eu la chance d'avoir des parents et des proches qui m'ont réellement accompagné et soutenu dans mes études afin que je puisse décrocher ces deux diplômes dans deux universités différentes. Je crois également qu'avec de la volonté et  beaucoup de courage, on peut arriver à faire de grandes choses.


Sinatou Sika avec Clément Duhaime, l'administrateur général de l'Organisation Internationale de la Francophonie (OIF) (Photo: Saka)
Pour toi, l'alphabétisation est une condition indispensable pour encourager les jeunes femmes béninoises à participer a la vie citoyenne. Pourquoi ce sujet est-il important pour toi?
Je pense que l'ignorance est une insuffisance très importante de la société africaine en général et du Bénin. La différence entre nous et les pays occidentaux, c'est que les peuples sont cultivés. Et lorsqu'il y a des élections, ce n'est pas l'argent qui élit le président mais sa capacité à trouver des solutions aux problèmes des populations. Il est donc indéniable que nos peuples, surtout les femmes, soient instruits. En ce qui me concerne, tous les moyens sont bons pour aider les femmes africaines à savoir lire ou écrire. J'aime bien dire souvent que si on l'on apprend à  une seule femme a lire et à savoir utiliser un ordinateur, celle-ci en échange prend l'engagement de transmettre ce nouveau savoir à  une autre femme, le monde se porterait mieux.

Tu écris et collabores avec plusieurs médias notamment Mondoblog, Global Voices et Women & Africa. Comment en es-tu arrivée là?
Je n'ai pas de secret particulier, à part prier Dieu. Il est vrai que ce n'est pas en dormant sur ses lauriers qu'on arrive à etre choisi par l'organisation de la Francophonie pour couvrir les jeux de la Francophonie. Ceci suppose plusieurs heures et de durs labeurs, de recherche sur internet et une soif d'apprendre. J'ai eu la chance à certains moments, je l'avoue. Je travaille surtout tous les jours. J'essaye de m'améliorer, de lire beaucoup pour répondre à  toutes mes exigences éditoriales. Je profite d'une opportunité pour en créer une autre.

Sinatou Saka aux jeux de la francophonie en 2013 (Photo: Saka)

La jeunesse Béninoise fait face a un bon nombre de difficultés. Parlons maintenant des solutions.
Il n'existe pas de solutions miraculeuses. Par contre, il y a des programmes qu'on peut essayer de mettre en place pour encourager et financer des groupes de femmes qui disposent d'activités rémunératrices, par exemple, Ces programmes peuvent également developper de nombreuses activités annexes pour aider les femmes vivant en milieu rural, ainsi que leurs familles.

Quelle est la femme que tu considères comme ton rôle model?
A priori, je n’ai pas de modèle à part moi-même car je considère qu’on tend toujours vers la perfection mais Oprah Winfrey est une femme que j’admire énormément.

Quel est ton plus grand rêve pour ton pays, le Bénin?
S'appuyer sur ses grandes richesses humaines pour devenir un pays developpe tout en offrant de relles conditions d'epanouissement pour sa jeunesse et les plus demunis.

Et pour toi-même?
Jouer un grand rôle dans le developpement de l'Afrique.

Popular posts from this blog

March 8 is a special day for millenniums too

Over 100 years later, one may ask whether the celebration of the International Women's Day is still relevant today? The responses you will read below are those of four millenniums and W&A supporters. They have agreed to share their opinions with you and to explain what this special day means to them.
"The celebration of the International Women's Day is still relevant because women are still struggling to reach the gender equality. As a young African women, I can say with confidence that male dominance is still obvious in our societies. Understanding the reason behind March 8th is important for women.

Two American graduate students raise funds for South African students with The Project Ubuntu

Inspired by their recent summer study abroad program in South Africa, Elizabeth Patterson and Amber Lodman made the decision to create The Ubuntu Project upon their return to their home country, the United States of America.  The Project Ubuntu is a grassroots fundraising effort to help students of the Bachana Mockwena and Reinotswe special schools in South Africa.  Elizabeth Patterson and Amber Lodman, the two founders of the Project Ubuntu, started the fundraiser with the aim of providing funds for infrastructure building as well as dinning halls for meals. This summer of 2013, they both went to South Africa to study education and social reform.

Five powerful African women

Forbes has just released the official list of the world's 100 most powerful women of 2013. I am not sure which criteria Forbes experts used. Based on the list, they have probably included criteria such financial or diplomatic influence. However, I was disappointed to notice the insignificant representation of African women on the list. This may be partly explained by the background of those in charge of the selection.

Your opinion matters/ Votre opinion compte

What do you think of my articles? Do you have any ideas? If yes, please write a comment or contact me!

Que pensez-vous de mes articles? Avez-vous des idées? Si oui, laissez un commentaire ou contactez-moi!

Total Pageviews