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Thursday, December 5, 2013

Quel avenir professionnel pour la jeunesse en Afrique?

D'après les experts, la jeunesse d'Afrique est la plus jeune du monde et un un levier de développement pour le continent. Pourtant, des millions de jeunes diplômés d'Afrique n'arrivent toujours pas à se projeter dans l'avenir. 
Quel avenir pour la jeunesse en Afrique? (Photo: Freedigitalphotos.net) 

Selon Afrique Renouveau, l'Afrique a la population la plus jeune du monde avec 200 millions d'habitants âgés de 15 a 24 ans. Cette croissance démographique va continuer de croitre. Pourtant cette jeunesse Africaine dynamique souffre d'un manque flagrant d'emplois. Selon la Banque mondiale, 60% des chomeurs en Afrique sont des jeunes.



A l'occasion de la 8ème édition de la journée Africaine de la jeunesse, la Présidente de la Commission de l'Union Africaine Madame Dlamini-Zuma s'est adressé à la jeunesse Africaine. Dans son message, elle a invité la jeunesse Africaine a "jouer un role à partir de maintenant" tout en réaffirmant l'engagement de l'Union Africaine et sa commission pour "la vision d' une Afrique prospère et paisible en 2063."

"Nous savons que parler d'une Afrique transformée, c'est parler d'une Afrique où  les jeunes d'aujourd'hui sont nos principaux acteurs et partenaires pour un développemnt durable du continent," Madame Dlamini-Zuma  explique.

L'Organisation des Nations Unies pour l'éducation, la science et la culture encore appelée UNESCO, qui partage son avis, considère les jeunes d'Afrique comme des partenaires essentiels du développement de l'Afrique. 

Ainsi, les citoyens et les citoyennes du continent du plus jeune monde sont sans aucun doute une ressource pour le développement de la région. Pourtant, ces millions de diplômés d'université au Cameroun et ailleurs doivent conduire des motos-taxis, vendrent des cigarettes ou s'improviser agents de sécurité pour survivre, comme le rappele RFI dans une émission dédiée à ce fléau social qu'est le chômage des jeunes en Afrique.  

Avec un phénomène de sous-emploi  bien établi, le tableau est bien sombre pour la jeunesse africaine. 

"Si vous prenez des grandes villes comme Dakar, Yaoundé, Abidjan, vous avez des taux de chômage extremement éleves. La réalité de l'Afrique c'est surtout un problème de sous-emploi. Le taux de chômage est éleve chez les jeunes mais il est encore plus éleve pour ceux de l'Enseignement supérieur," Mr.Dramane Haidara, directeur adjoint du Bureau International du Travail (BIT) couvrant l'Afrique de l'Ouest explique sur RFI

Mr.Haidara explique qu'en Afrique, plus les jeunes sont diplomés, plus ils courent le risque d'être sans-emploi parce que les types de formation que les diplomés universités reçoivent ne sont pas adaptés aux besoins du marché du travail.

Mr. Zacharie Perevet, Ministre du Cameroun en charge de l'Emploi et de la Formation professionnelle, qui confirme les dires de Mr.Haidara, explique la situation de l'emploi pour la jeunesse de son pays. 

D'après Mr. Le Ministre Perevet, le gouvernement n'est plus en mesure d'offrir des emplois comme par le passé car "le secteur publique est saturé." L'Etat camerounais mise maintenant sur les formations professionnelles. 

C'est toute la société qui est touchée par ce fléau. Chaque année, un nombre croissant de parents se retrouvent obliger de se séparer de leur progéniture. En envoyant leurs enfants en terres étrangères, ces parents espèrent  les offrir l'opportunité d'un meilleur avenir. Pourtant, réussir à l'étranger s'avère être une autre jungle pour les jeunes d'origine africaine.

Dans  une lettre ouverte au Président français François Hollande, Rène Mboukou-Lolo, une jeune ingénieur, confie que "les préjugés sur les Africains et sur l'Afrique perdurent et, dès leurs premières recherches de stage ou d'emploi, les étudiants d'origine africaine voient les occasions se présenter sans pouvoir les saisir, faute d'avoir le "bon papier", faute d'avoir la bonne origine."

Qu'elle vive sur le continent Africain ou à l'étranger, la jeunesse africaine s'interroge sur son avenir.  Les plus jeunes du monde se sentent abandonner par leurs leaders et ceux du monde. Au-delà des discours et des conférences, la jeunesse africaine attend de voir des actions concrètes sur le terrain.