We must have conversations about menstruation with our African girls/ Nous devons avoir des conversations sur la menstruation avec nos filles africaines

We must have conversations about menstruation with our African girls / Nous devons avoir des conversations sur la menstruation avec nos filles Africaines  (Photo: Plan International)

I was about 10 years old taking my shower in my family home the first time I had my menstruation. Fortunately, my mother was in the house and she came as soon as I called her. I don't remember having any conversation about menstruation with my mother or any female figure before that day. So I had no clue what had happened to me. However, I vaguely remember my mother informing of my ability to conceive since I started menstruating. After that short conversation, life went back to normal.

 J'avais environ 10 ans lorsqu'en prenant ma douche dans ma maison familiale j'ai eu mes règles pour la première fois. Heureusement, ma mère était dans la maison et elle est venue dès que je l'ai appelée. Je ne me souviens pas d'avoir eu une conversation sur les règles avec ma mère ou une femme avant ce jour-là. Ainsi, je n'avais aucune idée de ce qui m'était arriver. Cependant, je me souviens vaguement de ma mère m'a informé de ma capacité à concevoir maintenant que j'ai commence à avoir mes règles. Après cette courte conversation, la vie est revenue à la normale.

Let's not forget to speak to our boys so they may learn to appreciate the beauty of menstruation.  
N'oublions pas de parler à nos garçons pour qu'ils apprennent à apprécier la beauté de la menstruation.

Reading stories of other African women regarding their first menstrual period makes my skin crawled. Online, I came across tweets and articles from individuals who advocated for sanitary pads for girls, particularly in developing countries. However, little did I know African girls went through hell for becoming women. My first menstrual period is actually a success story compared to some women's stories I came across.

Lire des histoires d'autres femmes africaines concernant leur première période menstruelle me répugne. En ligne, je suis tombée sur des tweets et des articles de personnes qui ont plaidé en faveur de serviettes hygiéniques pour les filles, en particulier dans les pays en voie de développement. Cependant, je ne savais pas que les filles africaines traversaient l'enfer pour devenir des femmes. Ma première période menstruelle est en fait une histoire à succès comparée aux histoires de femmes que j'ai lues.

I completely agree with Kadablah, a woman from Rwanda that our periods should be a source of pride and power. Clueless on her first menstrual period, she was so afraid to tell her mother that she resumed telling a neighborhood friend of her age who suggested her to use rags and mattress stuffing to manage her periods. For Iyamail, a woman from Cameroon, her aunt gave her sanitary pads on her first menstrual  period not without warning her: "If you have sex with a boy, you will get pregnant." The day Olaoluwa Abagaun from Nigeria saw red was supposed to be a happy day as she transitioned from girlhood to womanhood. However, her mother who joyfully told her: "You're a woman" on her first day of menstruation, asked her to endure quietly the excruciating pain she experienced in her lower abdomen at age 11. The mother of a high school friend always said that my friend exaggerated or lied about her menstrual pain. Even when I tried to comfort my friend the best I could, her mother would ask me not to worry about her. Until this day, I never understood the indifference of my friend's mother to her daughter's menstrual pain.

Je suis entièrement d'accord avec Kadablah, une femme du Rwanda, que nos périodes devraient être une source de fierté et de pouvoir. Lors de ses premières règles et ignorant ce qui lui arrivait, elle a eu tellement peur de le dire à sa mère qu'elle s'est confiée à une amie de son âge qui lui a proposée d'utiliser des chiffons et des éponges de matelas pour gérer ses règles. Pour Iyamail, une femme du Cameroun, le seul conseil qu'elle a reçu au sujet du sexe à propos de sa mère était cette déclaration familière que beaucoup de femmes africaines rapportaient concernant leurs règles: «Si vous avez des relations sexuelles avec un garçon, vous tomberez enceinte.» Pour Iyamail, une Camerounaise, sa tante lui a donné des serviettes hygiéniques lors de ses premières règles, non sans l'avoir avertie: «Si tu as des rapports sexuels avec un garçon, tu tomberas enceinte». Le jour où Olaoluwa Abagaun du Nigeria a vu du rouge était supposé être un jour heureux, car elle est passée de la petite enfance à la féminité. Cependant, sa mère qui lui a joyeusement dit: «Tu es une femme» le premier jour de sa menstruation, lui a exigée d'endurer tranquillement la douleur atroce qu'elle éprouvait dans son bas-ventre à l'âge de 11 ans. La mère d'une amie de lycée a toujours dit que mon amie exagérait ou a mentait au sujet de sa douleur menstruelle. Même quand j'essayais de consoler mon amie du mieux que je pouvais, sa mère me demandait de ne pas m'inquiéter pour elle. Jusqu'à ce jour, je n'ai jamais compris l'indifférence de la mère de mon amie à la douleur menstruelle de sa fille.

The cultural taboo around menstruation on the African continent must cease. African parents should openly actively talk about menstruation with their girls and their boys. Yes, I wrote boys as well. I think educating both genders is essential. It's the first step in starting a healthy sex education in our homes and breaking the social stigma associated with menstruation.

Le tabou culturel autour de la menstruation sur le continent africain doit cesser. Les parents africains  devraient parler ouvertement de la menstruation avec leurs filles et leurs garçons. Oui, j'ai aussi écrit les garçons. Je pense que éduquer les deux genres est essentiel. C'est la première étape dans le lancement d'une éducation sexuelle saine dans nos foyers et de briser la stigmatisation sociale associée à la menstruation.

I remember studying for a national exam with my high school classmates. We were a group of girls and boys reviewing a biology chapter on women and men's bodies. In this chapter, we were introduced to women's menstruation as well. It was the first time I had a clear understanding of the biological differences between women and men. I was about 17. During the revision session, a male classmate made a joke out of the blue on how disgusting "girls piss blood for days every month". I remember no one answered for a while. Then, I decided to respond because I felt insulted. I reminded him that this biological phenomenon was the reason why his mother was able to bring him into this world. That's what the end of that conversation and my male classmate's awkward laughter.

Je me souviens être entrain d'étudier pour un examen national avec mes camarades de classe de lycée. Nous étions un groupe de filles et de garçons qui passaient en revue un chapitre de biologie sur les corps des femmes et des hommes. Dans ce chapitre, nous avons également été initiés à la menstruation des femmes. C'était la première fois que je comprenais clairement les différences biologiques entre les femmes et les hommes. J'avais environ 17 ans. Pendant la session de révision, un camarade de classe a fait une blague à l'improviste sur la façon dégoûtantes dont «les filles pissent du sang pendant des jours tous les mois». Je me souviens que personne n'a répondu pendant un moment. Ensuite, j'ai décidé de répondre parce que je me sentais insulté. Je lui ai rappelé que ce phénomène biologique était la raison pour laquelle sa mère était capable de l'amener dans ce monde. C'est ce que la fin de cette conversation et le rire maladroit de mon camarade de classe.
The cultural taboo around menstruation on the African continent must cease.  
Le tabou culturel autour de la menstruation sur le continent africain doit cesser.
Looking back, I understand that my male classmate did not know better. As a girl, I wish I was taught more about menstruation. I am not here to judge African parents who mother who failed to have conversations with their girls. I think we need to move forward. For the generations I belong, I believe African parents should talk about menstruation with their girls. Not being taught ourselves, chances are that we run the risk of repeating the mistakes of our parents. However, we don't have thanks to the easy access to information. For parents who are uncomfortable talking about menstruation to their girls, I suggest you find a female health expert (not a male for the girl's comfort and security) to speak to your girl in your presence. I believe more can be done, and this is just my suggestion among many I have in mind. The most important is to educate the girl about menstruation in a safe and healthy environment. Let's not forget to speak to our boys so they may learn to appreciate the beauty of menstruation.

Avec le recul, je comprends que mon camarade de classe ne savait pas mieux. En tant que fille, j'aurai aimé qu'on m'enseigne plus sur la menstruation. Je ne suis pas ici pour juger les parents africains qui n'ont pas eu de conversations avec leurs filles. Je pense que nous devons aller de l'avant. Pour les générations auxquelles j'appartiens, je crois que les parents africains devraient parler de la menstruation à leurs filles. N'étant pas enseignés nous-mêmes, nous risquons de répéter les erreurs de nos parents. Cependant, nous n'avons pas à le faire grâce à l'accès facile à l'information. Pour tous parents qui n'arrivent pas à parler de la menstruation à leurs filles, je suggère qu'ils trouvent un expert en santé de sexe féminin (pas un homme pour le confort et la sécurité de la fille) pour parler à leurs filles en leur présence. Je crois que plus peut être fait, et c'est juste ma suggestion parmi tant d'autres. Le plus important est d'éduquer sur la menstruation dans un environnement sécurisé et sain. N'oublions pas de parler à nos garçons pour qu'ils apprennent à apprécier la beauté de la menstruation.

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